Belgique

Le procès de la fusillade rue du Dries a été reporté, lundi matin à 9h00, aux 5, 6, 8 et 9 février prochains, devant la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles. Dans ce dossier sont prévenus Salah Abdeslam et Sofien Ayari, deux des suspects des attentats de Paris. Le 15 mars 2016, des policiers belges et français avaient entrepris de perquisitionner une habitation de la rue du Dries à Forest, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Dès leur arrivée, ils avaient essuyé des tirs de la part des occupants de l'appartement, entre autres Salah Abdeslam et Sofien Ayari.


Tous les avocats qui sont parties au procès étaient entrés dans la salle d'audience en même temps, lundi vers 8h15. Me Sven Mary, l'avocat de Salah Abdeslam, n'a pas fait de commentaire. Les avocats de la défense et de la partie civile sont entrés dans la salle d'audience de la 90e chambre du tribunal correctionnel de Bruxelles, escortés par des policers, vers 8h15, soit une demi-heure avant le début de l'audience.


Dans ce procès, Salah Abdeslam et Soufien Ayari doivent répondre de tentative de meurtre dans un contexte terroriste et de possession illégale d'armes à feu.

Le 15 mars 2016, des policiers belges et français avaient entrepris de perquisitionner une habitation de la rue du Dries à Forest, dans le cadre de l'enquête sur les attentats de Paris. Dès leur arrivée, ils avaient essuyé des tirs de la part des occupants de l'appartement, entre autres Salah Abdeslam et Sofien Ayari.

"Nous sommes dans un Etat de droit, M. Abdeslam a le droit d'être défendu par un avocat"

Me Maryse Alié, qui représente cinq policiers qui se sont constitués partie civile au procès de Salah Abdeslam pour la fusillade survenue rue du Dries à Forest, estime normal, "dans un Etat de droit, d'être défendu par un avocat" et que "celui-ci bénéficie des délais pour analyser le dossier". "Mes clients n'ont aucun problème avec le report (au 5 février prochain), mais ils attendent des réponses", a indiqué l'avocate lundi matin à la sortie de l'audience. "Nous sommes dans un Etat de droit, M. Abdeslam a le droit d'être défendu par un avocat et que celui-ci bénéficie des délais pour analyser ce dossier assez volumineux" qui s'étale sur une douzaine de cartons, a souligne Me Alié après que la défense du prévenu a obtenu un report du procès au 5 février.

L'avocate a refusé d'indiquer si ses clients seraient présents lors des débats. "Ils n'ont aucun problème avec ce report. Ils attendent des réponses. Nous espérons que le fait d'être assisté et représenté par un avocat n'aura pas pour conséquence que M. Abdeslam ne soit pas amené à toutes les audiences. On espère que s'il a le souhait de venir, c'est pour parler", a-t-elle ajouté.