Belgique Le procès de son meurtrier présumé s’ouvre lundi devant les assises du Hainaut.

Laetitia Bauwens, était, comme l’ont signalé plusieurs de ses proches, une jeune femme prudente. Elle combinait ses études en diététique avec un job étudiant dans un magasin de vêtements à Binche.

C’est dans le cadre de ses études que le samedi 22 avril 2017, elle et quatre de ses condisciples s’étaient donné rendez-vous sur le parking de Mons Expo pour se rendre ensemble à une conférence sur la diététique donnée à l’hôpital Erasme à Bruxelles.

Laetitia Bauwens, a envoyé à 6 h 58, un message à sa maman pour la rassurer qu’elle était arrivée à bon port. A 7 heures, elle a posté le message "Je suis là" à ses amis sur le groupe Facebook qu’ils partageaient.

Ce sera son dernier message. A 7 h 11, ses quatre amis ne la voyant pas arriver au lieu exact du rendez-vous sur le parking, tenteront de la joindre. Sans succès. A 7 h 22, ils la découvriront morte couchée près de sa voiture. Elle est ensanglantée. Son pantalon et son slip sont abaissés à mi-cuisses.

Il n’y a pas eu de témoins. Les images de caméras de surveillance montreront qu’il n’y a qu’un suspect. Cet homme sera aussi vu alors qu’il descend d’un bus à la gare de Mons toute proche. Les images de la caméra du bus le montreront en train de discuter avec le chauffeur qui, interrogé, permettra de l’identifier.

Un loup solitaire

Cédric Maton est interpellé le 28 avril 2017. Ce toxicomane alors âgé de 32 ans, dit ne se souvenir de rien. Confronté au fait que son ADN est retrouvé, cet homme qui n’a pas vraiment d’amis et se qualifie lui-même de "loup solitaire", dira qu’il n’a pas voulu la tuer : il a voulu la voler mais pas l’agresser sexuellement.

Ce serait Laetitia, qui se serait accidentellement retrouvée la gorge sur le couteau en se débattant. Selon ses dires, c’est en se déplaçant que son pantalon serait descendu.

Ces explications seront contredites lors de la reconstitution. La version de Cédric Maton ne permet pas d’expliquer les nombreux coups de couteau reçus par Laetitia.

La reconstitution mettra aussi à mal les dires de Cédric Maton, selon lesquelles il aurait vu une voiture ouverte et qu’il aurait décidé de tenter d’y voler quelque chose. La disposition des lieux montre qu’il ne pouvait manquer de voir la conductrice.

Il reconnaîtra devant l’expert-psychiatre qu’il a tenté de violer Laetitia mais, entendu trois jours plus tard par les enquêteurs, il se rétractera.

Le procès de Cédric Maton, pour meurtre et tentative de viol, s’ouvre lundi devant les assises du Hainaut.

Toxicomane et instable

Les proches de Cédric Maton, entendus dans le cadre de l’enquête de moralité, ont expliqué que, depuis tout petit, il pouvait être violent quand il était contrarié. Il a commencé à consommer de l’héroïne à l’âge de 17 ans. Bien qu’il soit sous méthadone, il continuait de consommer héroïne et cocaïne.

Cédric Maton a déjà été condamné pour des faits de stupéfiants. Il sait à peine lire et écrire son nom et présente un quotient intellectuel qui révèle un retard mental léger.