Belgique

Je vais vous poser une question très simple : ne croyez-vous pas qu'une cure d'opposition serait bénéfique au PS ?

Ma réponse va être tout aussi simple : c'est non. Je n'ai aucune vocation à aller dans l'opposition.

Le Parti socialiste est un peu comme le groupe U2. Nous nous adressons à la fois aux générations plus anciennes et aux nouvelles générations. Vous savez pourquoi, lorsqu'il faut créer un grand événement sur les escaliers de Cannes, c'est U2 qu'on va chercher ? Parce que U2, c'est la qualité avec l'expérience en plus. Je me retrouve dans cette image. Le Parti socialiste est le parti qui s'est le plus renouvelé malgré les difficultés liées aux affaires. Nous avons à la fois la capacité d'agir et en même temps la connaissance du terrain. Avec nos défauts, nous sommes le plus soucieux d'améliorer le quotidien des gens. Regardez ce que nous avons fait en matière de soins de santé sous cette législature. Le moins que l'on puisse dire, c'est que nous avons fait des bonds en avant. Je me suis battu pour avoir une norme de croissance des dépenses en soins de santé de 4,5 pc. Le budget de l'assurance-maladie est aujourd'hui en équilibre. La Justice a connu une augmentation de 34 pc de ses moyens. Les peines d'intérêt collectif, il y en avait 550 en 2002. Nous serons à plus de 11 000 en 2007. Si vous regardez objectivement le travail accompli, le moins que l'on puisse dire, c'est que le PS a bien travaillé.

Quand le PS n'était pas au gouvernement, jamais la pauvreté et le chômage ne s'est autant accru. De 1982 à 1988, c'est la période où nos concitoyens ont le plus subi de détériorations. J'ai tous les chiffres. Durant cette période, il y a eu un moratoire sur l'indexation des salaires. Il y a aussi eu une croissance importante du chômage. En 1982, le Hainaut affichait un taux de chômage de 18 pc. En 1988, quand nous revenons au pouvoir, ce taux était supérieur à 25 pc. C'est important, la mémoire des chiffres.