Belgique

Et si du haut du balcon de la Violette, de l'hôtel de ville de Liège, Charles de Gaulle avait lancé un vibrant "Vive la Wallonie... libre !" à l'instar de son cri du coeur à la toute fin de son parcours terrestre ? Avec des "si", c'est bien connu, on met Paris dans une bouteille mais "Mongénéral" était trop respectueux des institutions existantes que pour "arrondir la France aux dépens de la Belgique" , selon son propos à Alain Peyrefitte en 1965. N'empêche, selon un livre de feu Claude de Groulart ("Le Soir"), le chef de l'Etat français n'aurait pas dit non à un rapprochement si une autorité wallonne l'avait sollicité !

Aller ou retourner à la France ? L'idée a l'âge de la Belgique... et remonte à la Principauté de Liège. Dès 1830, des révolutionnaires y songèrent sérieusement avant de se rallier à la Belgique actuelle.

Le sentiment francophile resta vif en Wallonie et ce ne fut pas un hasard s'il s'y développa un courant d'idées très francophile qui trouva moult expressions littéraires tel Albert du Bois, poète et romancier qui galvanisa les esprits au début du XXe siècle.

Gendebien, Collignon, Eerdekens...

Sur le terrain politique, un rapprochement avec la France s'esquissa avant la Seconde Guerre mondiale : nombre de Wallons craignaient que la politique de neutralité de Léopold III ne se retournât contre le sud du pays. En octobre 1945, le Congrès national wallon de Liège vota dans un premier temps pour une réunion à la France mais rectifia le tir le lendemain. Les militants estimant que leur choix avait été sentimental optèrent pour le fédéralisme. Depuis lors, une noria d'hommes politiques a laissé pointer ses sympathies pro-française et des partis se sont lancés sans cependant jamais décoller.

De François Perin à Paul-Henry Gendebien en passant par Robert Collignon et Claude Eerdekens. Et... Louis Michel. Mais celui-ci ne formula l'hypothèse que par aversion pour une Wallonie (rouge) indépendante... Aujourd'hui, des blogs envisagent l'hypothèse mais telle Cécilia en Libye, Nicolas Sarkozy viendra-t-il "sauver" les francophones ?