Belgique

Le redoublement en troisième maternelle sera, dès la rentrée 2015, fortement limité à la suite de l'adoption mardi, par 50 voix pour, 32 voix contre et une abstention (Joëlle Maison du FDF), du projet de décret-programme par le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le texte prévoit en effet que le maintien de l'enfant en troisième maternelle ne pourra plus être accepté que pour des "motifs exceptionnels", après avis du directeur de l'établissement ou du pouvoir organisateur de l'enseignement subventionné ainsi que du centre PMS.

Le projet de décret-programme se penche aussi sur le sort des élèves envoyés dans l'enseignement spécialisé. Le rapport d'inscription de l'enfant devra ainsi décrire l'accompagnement et les aménagements mis en place dans l'enseignement ordinaire "et démontrer que ceux-ci se sont révélés insuffisants pour assurer un apprentissage adapté aux besoins de l'élève".

Le texte précise qu'un "manque de maîtrise de la langue de l'enseignement ou l'appartenance à un milieu social défavorisé" ne constituent pas un motif suffisant d'orientation vers l'enseignement spécialisé.


La réduction du nombre de demi-jours d'absences injustifiées en secondaire adoptée

Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé mardi, par 53 voix pour, une contre et 29 abstentions, le projet de décret prévoyant notamment, dès la rentrée de septembre 2015, une réduction du nombre de demi-jours d'absences injustifiées dans l'enseignement secondaire. Le délai de signalement à l'administration passera ainsi de 20 demi-jours d'absences injustifiées à 9 demi-jours. Lorsque l'enfant dépasse ce nombre de jours, le directeur de l'établissement scolaire signale l'absentéisme de l'élève à l'administration, qui est alors chargée de contrôler le respect de l'obligation scolaire et d'alerter les services compétents en cas de situation problématique.

Le projet de décret modifiera aussi la prise en compte de l'absence d'un élève à deux périodes consécutives de la demi-journée, et non à une période comme c'est le cas pour l'instant.

La ministre de l'Éducation, Joëlle Milquet, estime que cette mesure permettra la mise en œuvre plus rapide des dispositifs de lutte contre le décrochage scolaire.

Toujours dans le cadre de l'accrochage scolaire, le texte prévoit en outre la possibilité pour un Service d'accrochage scolaire (SAS) de collaborer avec une ASBL ou des personnes morales de droit public afin de développer des stratégies de lutte contre l'échec et le décrochage scolaire.