Belgique

Le Sénat a adopté vendredi une résolution appelant les autorités belges à s'excuser auprès des enfants métis, nés d'un père blanc et d'une mère noire pendant la période coloniale. Bon nombre d'entre eux ont été enlevés à leurs mères et envoyés par des religieux dans des orphelinats ou des pensionnats, notamment à la veille de l'indépendance du Congo, du Rwanda et du Burundi. 

Le texte voté par le Sénat demande en outre que les victimes puissent disposer de toutes les informations disponibles pour tenter d'identifier les membres de leur famille. Seule la N-VA s'est abstenue vendredi lors du vote.

En 1959, à la veille de l'indépendance du Congo, l'Etat belge a organisé l'envoi d'un grand nombre d'enfants métis en Belgique où ils ont été mis sous tutelle, placés dans des homes ou encore adoptés par des familles belges.

Ces dernières années, ces enfants sont sortis du silence. Une association a vu le jour, des reportages leur ont été consacrés et le CEGESOMA (Centre d'études et de documentation guerre et sociétés contemporaines) leur a consacré une étude.

En 2015, le parlement flamand s'est penché sur la question dans le cadre plus général des adoptions forcées. En mars 2017, le parlement francophone bruxellois avait lui aussi approuvé une résolution.