Belgique

Chaque année, hautes écoles et universités connaissent leur saison de contradictoires - ces assemblées lors desquelles elles élisent le syndicat étudiant qui les représentera. Coup de tonnerre cette fois, l’Unécof, l’Union des étudiants de la Communauté française, le petit syndicat qui vit aux côtés de l’imposante Fef (la Fédération des étudiants francophones), a perdu la dernière université où elle était implantée : l’Université Saint-Louis-Bruxelles. 

Le coup est dur. Et pourrait compromettre l’avenir du syndicat. En 2019 en effet, les organisations représentatives des étudiants (ORC) devront demander le renouvellement de leur accréditation et des subventions qui vont avec. Or, pour être reconnue, une ORC doit représenter au moins 15 % des étudiants inscrits dans les universités, dans les hautes écoles et dans les écoles supérieures des arts. 

Pour l’heure, l’Unécof ne doit pas craindre pour son avenir immédiat. Le renouvellement étant prévu en 2019, ce seront les contradictoires de l’année prochaine qui devraient compter. La nouvelle équipe à la tête de l’Unécof (qui a eu la lourde tâche de succéder à la médiatique Opaline Meunier au mois de septembre) dit donc continuer avec confiance son travail sur le terrain et au sein des organes de décision.