Belgique

Le SACT, syndicat qui affirme représenter un tiers des 3.800 conducteurs de train, a annoncé mercredi, au surlendemain d'une ultime réunion de conciliation avec les directions de HR-Rail et de la SNCB Transports, un "arrêt de travail national" sur le rail du mercredi 27 mai à 22 heures jusqu'au vendredi 29 mai à 3 heures. La SNCB a fermement condamné cette nouvelle action. "Comme il fallait s'y attendre, cette réunion de conciliation s'est soldée par un échec. Depuis plus d'un an, il n'est pas possible de nouer un dialogue social constructif et positif avec les directions de HR-Rail et SNCB Transports", déplore le SACT dans un communiqué.

Le SACT, qui avait déjà été à l'origine d'une grève le 11 décembre 2014, revendique de meilleures conditions salariales, notamment une révision du système de calcul des primes et une modification de l'échelle barémique après 12 ans de service, au lieu de 18 ans. Il dénonce également des conditions de travail particulièrement difficiles pour les conducteurs de train, évoquant une "cadence de travail infernale" et une "déshumanisation des prestations".

Plus généralement, le syndicat déplore l'absence de considération et le "mépris" affiché par la direction à l'égard des conducteurs de train. "Il est indéniable que les conducteurs de train ne sont actuellement pas considérés à leur juste valeur compte tenu de la complexité de la profession qu'ils exercent, sans aucun doute la plus contraignante et la plus exigeante de la SNCB, tant en ce qui concerne les aptitudes professionnelles que médicales et psychologiques", résume le syndicat.

De son côté, la SNCB évoque "des exigences déraisonnables" du SACT au niveau des primes et des barèmes salariaux, "ce qui coûterait à l'entreprise 15 millions d'euros chaque année et ce, dans un contexte d'économies." "Le comité de direction de l'entreprise ferroviaire demande à ses conducteurs de train "de ne pas répondre à cet appel à la grève mais de donner une chance aux futures discussions sur un accord social global et de penser aux voyageurs".

Le SACT avait déjà déposé un préavis de grève début mars en vue d'un arrêt de travail de 48 heures entre le mardi 31 mars et le jeudi 2 avril mais le syndicat avait fini par suspendre ce préavis, expliquant alors vouloir "privilégier toutes les possibilités de dialogue".

Les conséquences sur la circulation des trains de la grève de la semaine prochaine sont "difficiles à prévoir, mais des perturbations importantes ne sont pas exclues", estime encore la SNCB.

Le 11 décembre dernier, une précédente grève des conducteurs de train affiliés au SACT avait touché environ la moitié des trains mais les conséquences de ce mouvement avaient fortement varié en fonction des lignes.