Belgique

Sans surprise, la chambre du conseil de Mons a renvoyé Nathan Duponcheel en prison après le bris de son bracelet électronique, octroyé à sa demande par la juge d'instruction il y a dix jours. Il poursuivra donc sa détention préventive en prison jusqu'à son procès qui pourrait avoir lieu en septembre devant la cour d'assises du Hainaut à Mons. Son avocat, Jean-Philippe Rivière, a confirmé l'information.

Les faits se sont produits vers 21h40. "L'intéressé a effectivement brisé son bracelet électronique. Il a regagné son domicile dans les 20 minutes et il a lui-même appelé le centre national de surveillance électronique", explique Frédéric Bariseau, Premier substitut du procureur du roi de Mons-Tournai.

Le centre national de surveillance électronique avait déjà été alerté quand Nathan Duponcheel a brisé le bracelet électronique. Elle avait contacté la police de Mouscron, qui est intervenue sur place, pour interpeller en son domicile l'individu qui ne s'est pas opposé à son arrestation. "Il n'y a eu aucune résistance", confirme Frédéric Bariseau.

Nathan Duponcheel a ensuite passé la nuit en cellule au commissariat central de Mouscron, avant de comparaitre ce jeudi matin devant la chambre du conseil de Mons qui l'a renvoyé en prison.

Qu'a fait Nathan Duponcheel pendant ces 20 minutes ? Concernant les circonstances et les motivations, "cela relève du secret de l'instruction", glisse Frédéric Bariseau.

Avocat des parties civiles, Me Jean-Philippe Mayence a été informé par les médias. Présent aux cours de justice à Mons pour plaider la mise sous bracelet d'un homme actuellement détenu, l'avocat n'a pas semblé étonné tant la personnalité de Nathan Duponcheel l'inquiétait. "La juge d'instruction a pris ses responsabilités et M. Duponcheel a démontré qu'il n'en était pas digne. Ici, on a affaire à une nature probablement fragilisée sur le plan psychologique, quelqu'un qui est assez déterminé", a commenté Me Mayence.

A quelques mètres de là, dans l'ancien palais de justice de Mons, Me Rivière n'a pas souhaité faire de commentaire. Il a pu constater l'efficacité de la surveillance sous bracelet.

Le 11 septembre 2017, Nathan Duponcheel avait égorgé le bourgmestre de Mouscron dans le cimetière de Luingne pour venger la mort de son père, qui s'était suicidé à la suite de son licenciement à la Ville de Mouscron.

Après plus de six mois de détention préventive en prison, le juge d'instruction avait permis au jeune homme de suivre sa détention préventive à une adresse fixe. Il n'a pas respecté les conditions et a donc été qualifié d'évadé durant quelques minutes.