Belgique Alors que la SNCB va le tester dans les trains en février, quid chez les Tec, Stib et De Lijn ? Tour connecté de nos transports publics.

2015, année du tout connecté ? Certes, mais à diverses vitesses.

Il n’y a qu’à voir le (gros) chantier de la mise à disposition d’un réseau Wi-Fi public et gratuit dans notre offre de transports en commun…

Côté flamand, ça roule

Chez De Lijn, les bus et trams Wi-Fi sont une affaire qui roule depuis déjà un an. "À la fin de ce mois de décembre, 250 des véhicules De Lijn offriront en effet un accès Wi-Fi public à leurs passagers", explique Tom Van Der Vreken, porte-parole de De Lijn, à nos confrères de la "Dernière Heure". "Pour l’heure, il y en a déjà 210 (dont les trams de la Côte belge, NdlR) , qui ont enregistré plus de 435.000 sessions Wi-Fi ouvertes par nos usagers."

Cerise sur le gâteau : ce service supplémentaire pour la clientèle De Lijn a coûté "zéro euro" à la société de transports en commun flamande. "C’est notre régie publicitaire, Lijncom (qui se charge notamment de vendre l’espace publicitaire disponible sur les bus et trams de De Lijn, NdlR) , qui finance le projet, au moyen d’un partenariat avec Hello Bank, qui prend les coûts à sa charge. Pour la partie technique, c’est Mobistar qui fournit le réseau 4G aux modems-routeurs installés dans les bus et trams, et le rend disponible aux passagers sous forme de réseau Wi-Fi."

Quid en Wallonie et à Bruxelles ? Pour l’heure… rien. Mais attention à ne pas sortir trop vite la ritournelle d’une Flandre qui avance et d’une francophonie belge qui dort : les plans de bataille existent bel et bien du côté de la Stib et du Tec.

Dans la capitale, c’est imminent !

Pour Bruxelles, "nous sommes en toute fin de processus", explique Françoise Ledune, porte-parole de la Stib, interrogée par la "DH". "Notre projet de réseau Wi-Fi s’attaquera d’abord au souterrain : nous allons équiper l’ensemble du réseau métro." Et c’est pour demain : "Le dossier est ficelé, budgété et prêt. Il sera sur la table du comité de gestion de la Stib en janvier 2016, où il sera définitivement validé." Ce qui signifie que "le déploiement du réseau Wi-Fi dans le métro pourra débuter directement après cette ultime étape…."

Il faudra, certes, pas loin d’une bonne année pour que toutes les stations soient équipées, mais on pourra déjà surfer gratis dans le métro bruxellois en 2016.

Côté technique, on sait déjà que la Stib a opté pour un système plus costaud que De Lijn, très dépendant du nombre de passagers connectés sur le réseau en question. La Stib, elle, ne passera pas par la 3G ou la 4G, mais bien par la fibre optique.

Et en Wallonie, on attend, mais pas sans rien faire

Du côté wallon, le Tec est dans une position plus attentiste : "La demande de connectivité, elle provient surtout de ceux qui se déplacent d’un milieu rural ou périurbain à un milieu urbain", précise Stéphane Thiéry, du Tec.

Or, c’est là que le bât blesse en matière de couverture des opérateurs téléphoniques. "Un seul exemple : le Conforto, ligne historique qui relie Louvain-La-Neuve à la plaine des manœuvres à Ixelles. Cette ligne rapide, très fréquentée et essentiellement par des étudiants ou des travailleurs de la capitale - dont un public connecté - emprunte sur son trajet la bande d’arrêt d’urgence de l’autoroute. Ou les réseaux mobiles enregistrent en moyenne six coupures…"

Le Tec laissera donc les opérateurs accroître leur couverture avant de penser à instaurer les bus Wi-Fi. En revanche, "équiper les points d’arrêts fixes des grandes villes wallonnes" précédera cette évolution. Puis, une autre petite révolution arrivera dans la seconde partie de 2016 : le Tec va enfin se doter d’une application mobile multi-plateforme, qui permettra de vérifier ses horaires en temps réel, planifier un trajet "et plein d’autres fonctionnalités"…