Belgique

L orsque les mineurs ou les interdits sont admis à s'accréditer en ces qualités à se faire restituer contre leurs engagements le remboursement de ce qui aurait été, en conséquence de ces engagements, payé pendant la minorité de l'interdiction, ne peut en être exigé, à moins qu'il ne soit prouvé que ce qui a été payé a tourné à leur profit...» Un exemple, tiré du Code civil, de texte officiel abscons cité dans «Fedra». Le périodique d'information des administrations fédérales explique que des écrits mal rédigés peuvent conduire à l'absurde: pendant la crise de la dioxine, en multipliant les négations dans une phrase d'une directive, l'Europe a interdit à la Belgique d'exporter des viandes saines et lui a permis d'exporter des viandes suspectes!

Jusqu'à la Cour de cassation

S'il reste du pain sur la planche, Michel Leys préfère citer les cas d'améliorations. L'Office national des allocations familiales a revu toute sa correspondance pour éliminer les termes technico-juridiques tels allocataires, attributaires... Le Fonds des calamités a rendu ses formulaires de demande d'indemnisation plus accessibles. L'Onem a fait un effort pour mieux communiquer avec les chômeurs, tout comme l'Inasti avec les travailleurs indépendants. La Région wallonne veut clarifier au maximum les formulaires accessibles par Internet. À l'occasion de la mise en ligne de ses arrêts, la Cour de cassation a décidé de placer la décision en tête, alors qu'elle suit d'habitude des pages d'attendus et considérants.

Et ce n'est rien dire encore des utilisateurs de la brochure «Écrire pour être lu» de M. Leys. Éditée en 2000 par la Communauté française (10000 exemplaires), elle a été rééditée, vu son succès, par celle-ci et par le ministère fédéral de la Fonction publique.

Bureau de conseil en lisibilité: Michel Leys, 02/229.73.16.

E-mailmichel.leys@ofoifa.fgov.be

© La Libre Belgique 2003