Belgique

Une levée de l'immunité parlementaire passe par une demande au président du Parlement. Or, celui-ci est membre de la N-VA.

Les avocats de la famille de Mawda s'interrogent sur la possibilité de porter plainte contre Bart De Wever et Theo Francken, tous deux N-VA, pour divulgation d'informations confidentielles. En cause : les informations divulguées dans la presse, et avant tout par Bart De Wever sur VTM, en fin de semaine dernière. En effet, celui-ci avait livré, dans les détails, le parcours de la famille Shwari. 

Il avait notamment indiqué qu'ils avaient été interceptés en Belgique à bord d'un camion frigorifique, avant de rejeter la responsabilité de la mort de Mawda sur ses parents. "Au Parlement, en commission, on refuse de répondre aux questions des députés parce que l'enquête est en cours. Et puis, alors que l'enquête est toujours en cours, Bart De Wever balance dans tous les détails. 

Comment ces informations se sont-elles retrouvées entre les mains du bourgmestre d'Anvers ?!", s'étouffe Selma Benkhelifa, avocate de la famille.

Les conseils de la famille se penchent donc sur la possibilité de porter plainte au pénal... Le hic : ils sont coincés par l'immunité parlementaire. 

"Ça mérite une plainte mais on est coincé par une question technique, à savoir la levée de l'immunité parlementaire. Pour lever une immunité, il faut demander l'autorisation du Parlement, via son président, Siegfried Bracke, un N-VA. Et on doute que celui-ci décide de lever l'immunité de Bart De Wever et de Theo Francken... Et même si c'était mis à l'ordre du jour, il se pourrait que la majorité vote contre. Donc, oui, on réfléchit à l'opportunité de porter plainte mais pour le moment, on est coincé", explique Selma Benkhelifa. "Notre priorité pour le moment, c'est l'enterrement de Mawda. Et après, la régularisation de sa famille", ajoute-t-elle.