Belgique

Les communes pourront-elles, sur la base d’une loi, fermer à la circulation les rues qui bordent une école ?

Si certaines communes expérimentent cette pratique, celle-ci était privée jusqu’à présent de fondement légal. Or, ce jeudi, la Chambre a approuvé une proposition de loi qui instaure le principe de la “rue scolaire” dans le Code de la route.

Par cette proposition, une commune pourra donc décider de fermer à la circulation automobile des rues longeant une école à certaines heures de la journée.

Bruxelles favorisera de telles pratiques

Le débat avait été relancé dans les médias au mois de juin dernier. Dans la commune de Saint-Josse-ten-Noode, à l’initiative de parents d’élèves qui voulaient protéger leurs enfants contre la pollution, et assurer leur sécurité, la commune avait lancé une expérience pilote : chaque matin de 8 à 9 heures, la circulation automobile dans la rue où se trouve l’école avait été suspendue.

Interrogée à l’époque dans “La Libre”, Patricia Palacios, médecin généraliste et maman d’élèves dans cette école avait applaudi la décision. Elle voyait notamment dans ce projet “le début d’un changement des mentalités et des politiques de mobilité, comme ce fut le cas à Copenhague, Vienne ou Bogota”. “L’impact de la pollution aérienne sur la santé s’avère très important et pas uniquement au niveau pulmonaire, mais aussi cardiaque et sur d’autres organes. Et nos enfants s’avèrent plus vulnérables”, poursuivait-elle.

Toujours dans “La Libre”, Lorenzo Stefani, porte-parole de Touring, se montrait de son côté plus sceptique. Les particules fines ne s’arrêtent pas au bout de la rue. Une véritable sécurité passera surtout par des investissements en matière d’infrastructures et de coordination, expliquait-il en substance.

De son côté, le ministre Pascal Smet (SP.A), en charge de la Mobilité au sein du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, se montrait favorable à la fermeture des rues d’écoles. “Il y a plusieurs raisons à cela, argumentait son porte-parole. Il faut améliorer la qualité de l’air et la qualité de vie en ville, mais aussi la sécurité des piétons et des enfants. Nous pourrions soutenir des communes qui décident d’aller dans ce sens, via notamment l’octroi de subsides.

Les feux politiques semblent donc progressivement passer au vert pour de telles initiatives.