Belgique Le Premier ministre s’est entretenu avec les représentants des cultes reconnus et de la laïcité. Ensemble, ils ont signé une déclaration commune des cultes reconnus, de la laïcité et du Gouvernement fédéral afin de construire et de respecter les valeurs fondamentales.

Mercredi, le Premier ministre Charles Michel (MR) et le ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) se sont entretenus une longue heure avec les divers représentants des cultes reconnus et de la laïcité. Ensemble, ils sont signé un accord, une déclaration commune avec le gouvernement fédéral où chacun reconnaît notamment la primauté de l’Etat de droit sur la loi religieuse.

Un espace de dialogue est créé

A la suite des attentats du 22 mars, le Premier ministre et le ministre de la Justice, Koen Geens, ont décidé de réunir régulièrement les représentants des six cultes reconnus (Eglises catholique, anglicane, protestante, orthodoxe ainsi que l’islam et le judaïsme) et de la laïcité. A la suite des deux premières rencontres organisées, ces derniers avaient exprimé “leur ferme détermination à combattre le terrorisme, le radicalisme et les discours de haine”.

Après avoir discuté de la nature du texte de cette déclaration et y avoir apporté, lors de la concertation, quelques légères modifications, les différents représentants ont signé le texte.

Le texte de la déclaration rappelle dès lors l’importance de création d’un espace de dialogue et de concertation entre les cultes et la laïcité. En effet “en Belgique, comme ailleurs en Europe, nos sociétés se sont fragilisées pour de multiples raisons. Les communautés vivent les unes à côté des autres sans nécessairement bien se connaître”, peut-on lire dans la déclaration. Les représentants des cultes et de la laïcité se réuniront tous les 6 mois en compagnie du Premier ministre et du ministre de la Justice.

L’Etat de droit prévaut sur la loi religieuse

Le texte de la déclaration souligne que “les droits de l’homme, les libertés fondamentales telles que la liberté d’expression, la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de conscience, l’égalité entre les hommes et les femmes, la séparation des Eglises et de l’Etat, la culture du dialogue, la primauté de l’Etat de droit sur la loi religieuse, le droit à choisir son mode de vie sont des valeurs inaltérables sur lesquelles nous ne pouvons transiger, nous devons les défendre. L’impartialité de l’Etat permet cette équidistance entre tous les cultes assurant ainsi la cohésion sociale et pacifique dans une société interculturelle comme la nôtre”.