Belgique

Il n'y a jamais eu en Belgique autant de crimes inspirés "politiquement", comme les actes d'extrémisme religieux ou les violences anarchistes ou liées à une idéologie d'extrême-gauche, selon la réponse du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) à une question parlementaire, dont De Tijd se fait l'écho jeudi. 

Par le passé, très peu de gens étaient poursuivis en Belgique pour des "crimes et délits contre la sûreté de l'état", comme la préparation d'attentats visant la royauté ou le gouvernement, le fait de "prendre les armes contre la Belgique", la collaboration avec des armées étrangères, l'incitation à la guerre contre le pays, etc.

En 2000, 21 cas de ce type ont été enregistrés. En 2013, ils étaient 115. En 2016, la police a en revanche constaté 487 délits "contre la sûreté de l'Etat", essentiellement liés à la capitale.

"La forte hausse est liée, pour le moment, à l'extrémisme islamiste. Mais des groupements anarchistes et d'extrême-gauche sont toujours actifs en Belgique aussi. Cela se traduit en menaces, en dommages matériels et en troubles à l'ordre public. Globalement, l'activité de ces groupes, constatée par nos services, est en augmentation. Les cibles potentielles sont les multinationales et les institutions internationales sur notre territoire, mais aussi nos propres services d'ordre", a développé Koen Geens en réponse à Kattrin Jadin (MR). "Les crises géopolitiques en Syrie et Turquie contribuent aussi à une recrudescence des tensions en Belgique, entre des éléments nationalistes turcs et des militants kurdes".