Belgique Les événements de Charlottesville relancent des débats pendants.

Les événements de Charlottesville où tout s’est enflammé autour de la volonté des autorités de la ville de déboulonner, dans un jardin public, la statue du général sudiste Lee ont relancé la question de la place de certaines personnalités contestées dans le paysage communal belge, taillées dans la pierre mais aussi présents dans la toponymie, entendez les noms de places et de rues. Des historiens réputés sont d’ailleurs montés au créneau (voir ci-contre).

Un débat surtout flamand

Le débat est surtout flamand. Cela s’explique parce que les sensibilités sont plus marquées au nord du pays par rapport à la question de la Collaboration - les pro-nazis francophones n’ont nulle excuse - mais aussi par rapport au colonialisme et à la question du pacifisme.

Le retour sur l’avant-scène du Ku Klux Klan et des néo-nazis américains a fait réémerger le débat autour du fait que cinq communes comptent toujours une artère dédiée au curé flamand Cyriel Verschaeve ("LLB" du 18 août).

Ce prêtre-poète est certes une icône du Mouvement flamand mais son attachement à son "heimat" dépassa les bornes… Moins pendant la Première Guerre mondiale, où il s’identifia corps et âme au combat des soldats flamands au point de devenir le conseiller spirituel du Frontbeweging.

Du flamingantisme au nazisme

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