Belgique Ils n’ont pas assez d’informations pour boucler leurs budgets.

Avec les exclusions annoncées d’un grand nombre de chômeurs, avec la paupérisation grandissante de la société, les CPAS wallons nourrissent de solides inquiétudes quant à leur avenir financier et aux missions qu’ils sont chargés de mener en matière d’aide sociale. Depuis quelques années déjà, les représentants de ces centres publics d’aide sociale appellent au secours l’ensemble des pouvoirs politiques du pays. Jusqu’à présent, ils n’ont pas le sentiment que leur message est entendu.


Six questions

Certaines décisions de mesures d’économies prises récemment par le gouvernement wallon renforcent encore l’inquiétude des CPAS wallons qui ont écrit au ministre-Président Paul Magnette (PS).

Des questions qui attendent des réponses rapides. "La Wallonie nous oblige à produire notre budget de plus en plus tôt mais sans nous donner les informations pour rencontrer correctement cette exigence", expliquent les représentants de la Fédération wallonne des CPAS, Claude Emonts, Philippe Defeyt, Anne Van der Elst et Nathalie Demortier. Leurs inquiétudes se divisent en six questions.

1. Si la valeur des points APE sera revue à la baisse, les CPAS ne savent pas si "ces modifications seront le cas échéant apportées au mécanisme de réduction des cotisations sociales".

2. Ils s’interrogent également sur la répartition des budgets relatifs aux articles 60.

3. Ils souhaiteraient également savoir si certains subsides seront maintenus. Ils visent, par exemple, les aides aux services de médiation et aux centres de référence en médiation de dettes ou encore les EFT (entreprises de formation par le travail).

4. Les CPAS wallons souhaiteraient également savoir ce qu’il advient des subsides et des points APE pour des programmes spécifiques : "Qu’en est-il, par exemple, des tuteurs énergie ? Qu’en est-il à ce propos de notre demande de bénéficier de moyens APE temporaires afin d’amortir le choc que constituera la vague des fins de droits allocations d’insertion ?"

5. La mise aux normes qui reste à faire pour certaines maisons de repos et de soins (MRS) n’est pas précisée. Leurs normes de financement vont-elles changer ?

6. Le gouvernement wallon garantira-t-il l’indexation des points APE malgré l’annonce d’un saut d’index ?