Belgique Pour la CSC, les effets du tax-shift permettent à l’enseignement catholique d’améliorer les salaires de ses ouvriers.

On ne va pas bloquer les écoles, mais on tient à tirer la sonnette d’alarme en menant des actions de sensibilisation dès ce mardi."

En tant que secrétaire général de la CSC Alimentation et Services, Philippe Yerna compte bien faire entendre la voix des ouvriers qui travaillent comme techniciens, nettoyeurs, cuisiniers ou électriciens dans l’enseignement libre.

Les effets du tax-shift

Ce que souhaite le personnel, c’est obtenir un "salaire décent", alors que, selon eux, le secrétariat général de l’enseignement catholique (Segec) a pu bénéficier de marges dégagées par le tax-shift fédéral.

"La plupart des ouvriers de l’enseignement libre gagnent à peine 10 euros de l’heure et n’ont bien souvent qu’un contrat de travail à temps partiel. Souvent esseulés, ils ne reçoivent pas le respect qu’ils méritent, estime Philippe Yerna. Nous ne demandons pas la lune. Nous voulons simplement que le rôle crucial de ces travailleurs pour le bon fonctionnement des écoles et le bien-être des élèves soit reconnu."

Selon le syndicat, "la réduction des cotisations patronales dont bénéficient les écoles pourrait largement compenser une augmentation des salaires". L’augmentation salariale maximale possible pour un ouvrier serait en effet de 211 euros bruts par an (380 euros avec cotisations patronales). Pour ce même ouvrier, la réduction de cotisations (grâce au tax-shift) s’élève à 466 euros par an.

Un processus de discussions est prévu

Interrogé, le Segec s’est dit étonné par la communication des syndicats. Il rappelle que les écoles sont tenues de rémunérer les ouvriers selon les barèmes légaux, mais surtout que les deux parties ont eu un contact vendredi passé et ont convenu à cette occasion d’ouvrir des discussions. Philippe Yerna reconnaît qu’une telle procédure en vue de prochaines discussions existe, mais il entend maintenir la sensibilisation pour qu’elles "aboutissent favorablement".