Belgique

Les procédures de sélection du Selor, le bureau de recrutement de l'administration fédérale, comportent encore certaines irrégularités : des exigences d'expérience très spécifiques qui semblent avoir été rédigées pour un seul candidat, des acceptations de diplômes non admis ou encore un refus d'un candidat à admettre et l'admission d'un candidat à refuser. Ces exemples de manquements sont repris dans un rapport remis par la Cour des comptes au parlement fédéral.

Selon la Cour, qui avait déjà réalisé un audit en 2016, un récent plan d'action mis en place au Selor a permis des améliorations, mais son effet positif reste limité dans la pratique.

Dans son nouvel audit, la Cour souligne entre autres que le traitement des évaluations chiffrées n'est pas assez automatisé, "si bien que le risque d'erreurs lors du calcul des points demeure réel".

Selor utilise également des documents qui ne sont pas rédigés correctement, qui ne sont pas pourvus de toutes les signatures ou qui ne sont pas datés, et recourt à certaines pratiques qui sont dépourvues de base réglementaire, ajoute-t-elle.

Lors de certaines consultations de listes de recrutement, très peu de lauréats ont par ailleurs été contactés pour savoir si la fonction proposée les intéressait. "Cette méthode met l'objectivité de la procédure et l'égalité d'accès à la fonction publique en péril", estime la Cour des comptes, qui a formulé des recommandations pour remédier aux manquements constatés.

Le ministre en charge de la Fonction publique, Steven Vandeput, a indiqué qu'il suivrait et affinerait le plan d'action sur les points évoqués par la Cour dans ses recommandations.