Belgique

Les travailleurs employés par l'entreprise Veviba de Bastogne ont livré leurs sentiments dans un communiqué, moins d'une semaine après le début du scandale qui met en cause leur société.

"Nous souhaitons communiquer notre incompréhension face à la situation de ces derniers jours", indique ce communiqué signé de la mention "toute l'équipe de Bastogne". "Nous aimerions par la même occasion rétablir la vérité sur nos conditions de travail et réagir face aux propos mensongers qui ont été publiés", assurent encore les travailleurs. "Pendant de nombreuses années, nous avons assuré les livraisons de nos viandes dans la grande distribution avec tout le respect et le professionnalisme dus à notre métier. Des contrôles réguliers d'organismes internes et externes nous ont toujours assuré une production rigoureuse aussi bien en matière de traçabilité que d'hygiène. Étant nous mêmes consommateurs de nos propres produits, nous voudrions rassurer l'opinion publique quant à la qualité de nos préparations", conclut le personnel qui affirme rester uni et attendre avec impatience de pouvoir reprendre son activité.

Lundi, direction et travailleurs se sont réunis afin d'évoquer la situation. "Les deux managers présents ont rassuré le personnel qui s'inquiétait tant pour les contrats de travail que pour les salaires", explique Tiphaine Malchair de la FGTB Horval. "La direction a assuré qu'elle mettait tout en oeuvre pour pouvoir rouvrir rapidement même si aucun timing ne peut encore être avancé".

La nature exacte des reproches de l'Agence fédérale pour la sécurité alimentaire (Afsca) n'a pas pu être évoquée car pas encore connue. "Nous espérons en savoir plus dans les jours à venir", dit encore Madame Malchair.

Veviba emploie une centaine de travailleurs fixes sur le site de Bastogne.


L'inquiétude règne aussi pour les travailleurs des sous-traitants

"Lors de la réunion de lundi avec les travailleurs, la direction y a tenu un discours d'apaisement quant à l'avenir des travailleurs", indique mardi Bernard Van Wynsberghe, permanent CSC Alimentation et Services. "Nous sommes néanmoins inquiets pour ce qui est des autres travailleurs car si on parle de 300 personnes actives sur le site, il semble qu'environ 80 d'entre-elles seulement soient employées par Veviba. Et le sort des 220 autres n'est pas clair", poursuit le syndicaliste. L'un de ses sous-traitants est Activa Meat, une société dont le siège est au Luxembourg. "Cette firme emploierait 65 à 70 personnes sur le site de Bastogne", précise Bernard Van Wynsberghe. "En ce qui les concerne on évoque du chômage pour force majeure mais aussi du chômage économique. Le souci est que le temps d'intervention de l'ONEM n'est pas le même dans les deux cas: un jour dans le premier, sept jours pour le second. D'où notre inquiétude".

Les autres sous-traitants ne sont pas connus du syndicaliste qui ajoute que les deux médiateurs désignés sur ce dossier ne le tiennent pas informé.