Belgique

Le secteur des taxis en front commun appelle à une grande manifestation mardi prochain, dès 05H00 du matin et durant toute la journée, qui vise à paralyser la circulation en Région bruxelloise. Il exige que la société de transport de personnes Uber se plie aux réglementations en vigueur et réclame la démission du ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet. Des cortèges de taxis partiront de différents points stratégiques pour aller bloquer des axes importants. Plus de 500 taxis sont attendus. Des taximen d'autres régions et villes européennes devraient rallier cette action en solidarité. "Nous avons donné le mot d'ordre de n'intenter ni aux biens, ni aux personnes", assure Sam Bouchal, porte-parole de la FeBeT (Fédération belge des Taxis). "Ce sera une action dure et extrêmement paralysante pour Bruxelles."

Il s'excuse au nom de l'ensemble des chauffeurs de taxi auprès des citoyens pour les désagréments qu'ils causeront, mais explique avoir en vain tenté la voie du dialogue depuis 2015. "Dans le comité de concertation, on ne concerte rien du tout", estime Sam Bouchal. "Le ministre nous fait seulement part des décisions du gouvernement. Nous réclamons la démission de Pascal Smet."

Sur le fond, il refuse la libéralisation du secteur. "Si Uber respecte les réglementations, on le considérera comme n'importe quelle plate-forme de mise en relation, comme les Taxis verts", explique Sam Bouchal. "Le secteur des taxis est le laboratoire de la libéralisation. Si nous perdons cette bataille, je pense que ce sera la mort du salariat. Nous vivrons de flexibilité et de mini-jobs. Nous retournerons au travail à la tâche du XIXème siècle."