Belgique

La création d’emplois en Belgique connaît une tendance positive depuis quelques mois. Selon les comptes de la Banque nationale, l’emploi intérieur a gonflé de 0,9 %, permettant ainsi à 41 400 personnes de trouver un travail.

Une catégorie de la population n’en profite cependant pas : les travailleurs étrangers ou issus de l’immigration non européenne. Au contraire même. Tant en Flandre qu’en Wallonie, le taux de chômage parmi les allochtones a augmenté en un an alors que, dans les autres catégories, il a baissé. Et s’il a baissé à Bruxelles pour les étrangers non européens, il l’a fait dans une proportion moindre que pour les travailleurs belges de souche et les travailleurs européens. Ce constat d’ensemble ressort clairement des statistiques qui viennent d’être livrées par les trois offices régionaux de l’emploi (voir infographie).

Statistiques affinées en Flandre

Une remarque s’impose. Les chiffres dont disposent Actiris (pour Bruxelles) et le Forem (pour la Wallonie) ne permettent pas de connaître l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés d’origine étrangère disposant de la nationalité belge. Ceux-là sont comptabilisés avec leurs homologues belges de souche. Ce n’est pas le cas en Flandre où leVDAB tient une comptabilité séparée - laquelle est basée sur la nationalité des parents et des grands-parents des demandeurs d’emploi. Et le constat est identique : les demandeurs d’emploi belge d’origine étrangère passent aussi à côté de l’embellie de l’emploi. La Flandre comptait, en juillet 2016, 62 051 demandeurs d’emploi d’origine étrangère (hors Union européenne). Cela représente une augmentation de 3,2 % pour cette catégorie de personnes par rapport à juillet 2015 alors que le nombre total de demandeurs d’emploi a diminué de 3 % en Flandre durant la même période.