Belgique

Le système qui garantit les droits des passagers de l'Union européenne est bien développé mais les voyageurs doivent "batailler" pour en bénéficier, constate jeudi la Cour des comptes européenne dans son nouveau rapport. 

Les auditeurs proposent plusieurs pistes d'amélioration, notamment l'indemnisation automatique des retards dans certaines circonstances et une communication plus claire.

Selon la Cour des comptes européenne, les passagers des modes de transport public (aérien, ferroviaire, par voie d'eau, autobus et autocar) n'ont pas connaissance de leurs droits établis par la Commission européenne et ne disposent pas des informations nécessaires pour les faire valoir en raison de problèmes d'application de la loi. Au terme de deux enquêtes réalisées auprès des voyageurs dans plusieurs pays européens, la cour constate de multiples interprétations des dispositions contenues dans les règlements, un montant d'indemnisation qui ne tient pas compte du pouvoir d'achat et un niveau de sensibilisation relativement faible. 

Les procédures d'indemnisation manquent également de transparence car des passagers effectuant le même voyage peuvent être traités différemment, ajoute-t-elle. Les auditeurs de la Cour des comptes européenne formulent donc des mesures d'amélioration. Ils recommandent l'obligation pour les transporteurs d'expliquer les causes d'une perturbation dans les 48 heures, le versement automatique d'une indemnisation et davantage d'autonomie pour les organismes nationaux chargés de l'application des droits. La Cour des comptes européenne souligne que l'engagement de l'Union en faveur des droits des passagers est "incontestable" mais ajoute que le système doit gagner en "cohérence, convivialité et efficacité".