Belgique Le PAB, dont quatre policiers ont été blessés, a neutralisé l’auteur des tirs devant le lycée de Waha

Le chef de corps de la police locale de Liège, Christian Beaupère a souligné le courage dont avait fait preuve le peloton anti-banditisme (PAB) lors de l’intervention pour neutraliser le terroriste, Benjamin Herman, ce mardi. L’occasion de mettre un coup de projecteur sur ces héros qui ont mis hors d’état de nuire l’homme dans sa folie meurtrière.

Ces policiers interviennent lorsque des situations d’une extrême violence impliquent l’usage de la force, notamment dans le cas où l’utilisation d’arme est signalée. Il s’agit donc d’un service d’appui opérationnel spécialisé dans la maîtrise de la violence. Ils viennent en soutien, de façon spécifique, selon leurs compétences, à d’autres services en demande de la police locale.

L’objectif est de pacifier les situations afin de permettre l’intervention dans de bonnes conditions de sécurité.

Les sollicitations peuvent varier puisqu’ils interviennent dans le cadre d’interventions urgentes ou alors d’opérations planifiées. On peut évoquer, par exemple, des interpellations d’individus retranchés ou armés, des interventions lors de conflits violents, des exécutions de mandats d’arrêt ou encore des perquisitions.

Les missions du PAB sont donc très variées. Les menaces terroristes actuelles font également partie de leur panel d’actions, comme l’a malheureusement illustrée l’attaque qui s’est produite hier à Liège.

Cette unité tout à fait particulière compte sur de nombreux inspecteurs - ils sont entre 30 et 40 - capables d’intervenir avec une équipe de minimum trois personnes à toute heure du jour et de la nuit, peu importe le jour. Le PAB apporte aussi bien son expertise que son soutien sur le terrain.

Ces spécialistes des interventions complexes sont inspirés par les unités d’élite Swat, aux États-Unis. Ils sont directement calqués sur le modèle du département de police américain de Los Angeles. Ils sont très reconnaissables grâce à l’équipement et l’armement spécifiques dont ils disposent lors des opérations.

Ces agents qui forment une brigade d’élite en Cité Ardente sont toujours fortement pourvus en protection.

Les policiers de ce peloton anti-banditisme sont tenus à des entraînements réguliers dans énormément de disciplines différentes comme la course, le tir, la technique et les tactiques d’intervention ou encore la conduite de véhicule par exemple.

Le PAB a été créé à la suite du décès tragique d’un agent de la police judiciaire lors d’un hold-up dans le quartier de la gare des Guillemins.