Belgique

La zone de police liégeoise a déclaré ce matin que les gilets jaunes étaient partis des sites de Wandre et de Sclessin. Les manifestants ont bloqué pendant quatre jours les ports pétroliers de ces deux sections de Liège, mais également l'entrée des dépôts de chez Total et Avia. Déjà contraints d'abandonner leur manifestation à plusieurs reprises suite à l'intervention des huissiers de justice, ils ont finalement quitté les lieux.

"Même si la situation semble être revenue à la normale, nous restons attentifs à une éventuelle reformation des piquets", annonçait la police.

D'ailleurs, la ville a décidé de mettre en place un arrêté afin d'interdire les braseros, les feux de palettes ou de pneus car "ces comportements sont dangereux, a fortiori à proximité d’entreprises SEVESO", dit la responsable communication du cabinet du bourgmestre, Willy Demeyer. Elle rappelle que les risques sont: incendies ou explosions dans les dépôts pétroliers, pollution du sol et du fleuve et retardement voire empêchement d'accès aux services de secours. Une mention qui rappelle cette patiente décédée alors qu'un chirurgien était bloqué par la grève nationale, c'était en 2015.

"La police est intervenue à de nombreuses reprises pour mettre fin à ces agissements. Les pompiers ont également dû intervenir près de 15 fois pour éteindre ces feux allumés volontairement. Néanmoins, ces comportements continuent. La multiplication de ces feux et de ces barrages physiques constitue donc un risque important, susceptible de conduire à une catastrophe. Il s’agit là d’une atteinte grave à la sécurité des habitants, des travailleurs et des manifestants eux-mêmes", déclare encore le communiqué. 

La ville de Liège assure que ceci n'entrave pas le droit à manifester, mais qu'il s'agit surtout d'éviter tout accident et donc privilégier la sécurité des citoyens. Reste à la police de faire appliquer cet arrêté.