Belgique

"C'est cette justice-là qu'il faut sauvegarder", a indiqué jeudi soir dans l'émission 'Jeudi en Prime' (RTBF) le président du tribunal de première instance de Bruxelles Luc Hennart se félicitant de l'organisation du procès Abdeslam qui se tient au Palais de Justice, et assurant que certains ont poussé à la vidéoconférence ou à des audiences en prison. Une foule compacte se trouvait devant le Palais à l'entame de l'affaire car seules deux portes sécurisées étaient disponibles pour atteindre les salles cette semaine. L'organisation incombait au SPF Justice qui a invoqué un problème de moyens, a indiqué M. Hennart. En réalité, "certains" poussent à ce que les audiences aient lieu en prison ou par vidéoconférence, a précisé le magistrat, ajoutant que les projets du ministre de la Justice, Koen Geens, allaient en ce sens.

Le chef de corps a régulièrement maille à partir avec le ministre. M. Hennart a indiqué que Koen Geens était très ouvert sur la forme à la concertation mais qu'en réalité il n'écoutait pas ses interlocuteurs. Avec lui, c'est "Cause toujours mon lapin, j'en ferai ce que je veux", a-t-il dit.

Luc Hennart a par ailleurs critiqué le projet de loi du gouvernement sur les visites domiciliaires, le qualifiant de manœuvre d'"intimidation" à l'égard des hébergeurs humanitaires. Il s'agit en outre d'une "violation flagrante des dispositions constitutionnelles", a-t-il ajouté, jugeant la mesure "inutile".