Belgique

Etes-vous convaincu que Joëlle Milquet passera complètement la main - à la présidence du CDH - en octobre prochain ?

Oui. On a demandé, tous ensemble, à Joëlle de monter au gouvernement fédéral, parce que c’était nécessaire. C’est tout le parti qui lui a demandé de monter. Ensuite, on a eu une période transitoire à l’approche des élections régionales, la volonté du parti a été de ne pas lancer un processus électoral au moment où on était dans cette phase pré-électorale

En octobre, on sera en pleine crise budgétaire, avec une négociation communautaire à nos portes : autant de bonnes raisons d'encore privilégier la stabilité...

Non, les élections sont derrière nous. Et Joëlle Milquet a toujours dit que son cumul serait temporaire. Le cumul serait intenable tant le CDH a plaidé pour le non-cumul des mandats durant toutes les négociations gouvernementales.

Est-ce que Benoît Lutgen est le président qu'il faut pour conduire le CDH de demain ?

Il a un bon prénom Oui. D’abord, il a été un excellent ministre. Ensuite, il a été un excellent secrétaire général, donc il a une parfaite connaissance du parti. Il représente une sensibilité moins urbaine du CDH - une sensibilité qu’il est nécessaire de développer les prochaines années.

Et qui sera le chef de file du CDH à Bruxelles : Joëlle Milquet ou Benoît Cerexhe ?

On fait tout ensemble. Et moi je ne revendique rien. Je suis ministre pour cinq ans, je vais me concentrer sur cette tâche. On a toujours travaillé en bonne synergie Joëlle Milquet et moi.