Belgique

La ministre fédérale de la Santé publique appelle à stopper les messages haineux et grossiers.

"Maggie, tu es une nazie", "Je te souhaite de vouloir mourir", "Maggie, je vous souhaite d’être malade et de ne pas avoir les soins adéquats", "Les étrangers vous lyncheront plus vite que vous ne le croyez", "Quand nous feras-tu le plaisir d’exploser, pauvre tache"… Voici quelques exemples de menaces et insultes reçues par Maggie De Block.

Révoltée, la ministre de la Santé a décidé de lancer un message sur les réseaux sociaux afin de stopper les menaces et messages haineux ou incitant à la haine. Un message a été posté sur la Fanpage de la ministre, sur Facebook.

"On peut critiquer, faire des propositions et même s’exprimer avec force mais souhaiter aux autres de tomber malade ou parler de ‘ mourir ’et diffuser de tels messages, c’est une incitation à la haine", précise Audrey Dorigo, attachée de presse de la ministre. "Personne n’en a besoin et personne ne s’en sentira mieux."


Ces messages font suite aux décisions récentes de la ministre (diminuer le remboursement de certains antibiotiques, limiter le remboursement de séances chez le kiné…). "Début 2017, nous avons soudainement reçu des mails en français et en néerlandais, tant sur la Fanpage facebook que sur la boîte mail info du cabinet", ajoute Audrey Dorigo. "Ces messages ont été envoyés depuis les sites Internet du PTB et de PVDA."

En effet, le PTB avait préparé des cartes postales et avait proposé de les utiliser pour envoyer ses "voeux" au cabinet de la ministre. L’objectif ? Manifester son courroux et montrer que les décisions prises mettaient certains patients dans l’embarras.

Mais cela a dérapé . Les critiques constructives et le désarroi ont fait place à la haine et aux menaces. "10 % des messages néerlandais et 35 % des messages français sont des mails très négatifs, insultants, dans lesquels certains souhaitent à la ministre de tomber malade ou de mourir", déplore-t-on au cabinet de la ministre.

Les commentaires sous l’appel du PTB sont parfois déroutants. Il n’y a pas que sur Internet que ça chauffe. Les courriers sont aussi virulents et agressifs.

Au cabinet de la ministre, on tient à préciser que les appels à la haine sont répréhensibles. "La ministre ne souhaite pas collaborer à l’incitation à la haine", dit-on encore. Maggie De Block a réagi en demandant d’arrêter les attaques gratuites et désobligeantes à l’encontre de sa personne. Aucune action en justice n’est prévue pour l’instant.