Belgique

Des agents de police de tout le pays et plusieurs personnalités politiques étaient présents mardi à Robermont, où se tiennent les funérailles de Soraya Belkacemi et Lucile Garcia, deux policières abattues il y a une semaine à Liège par Benjamin Herman.

Le chef de corps de la police de Liège, Christian Beaupère a rendu un vibrant hommage aux deux policières disparues mardi 29 mai.

La cérémonie a pu être suivie à l'extérieur sur un écran géant.

"Il n'y a pas de mot pour exprimer l'émotion qui étreint le coeur de chacun d'entre nous, des familles de Cyril, de Katy, de Soraya, mais aussi des policiers, ceux de Liège, ceux de la Belgique entière", commence Christian Beaupère.


Le chef de corps de la police a continué son discours en évoquant les qualités exemplaires de Katy et Soraya: "Nos deux policières appartenaient à un corps de police ardent et c'est avec le sourire qu'elles effectuaient leur travail au quotidien. Soraya a été engagée à la police communale de Liège le 30 juin 1994. cela faisait donc 24 ans qu'elle était notre collègue. Lucile que nous appelions tous Katy a quitté il y a presque deux ans la zone de police de Montgomery pour venir travailler à Liège. Katy et Soraya étaient des agentes de police courageuses, d'une correction et d'une politesse exemplaires. Elles étaient joyeuses et attachaient une grande importance à travailler dans un climat positif et efficace. Leurs dirigeants s'accordent à dire qu'elles étaient parmi les meilleures de leurs services"

Il poursuit: ""Katy et Soraya formaient une équipe au boulot mais aussi dans la vie. Magnifiques de courage, de classe, d'engagement et de respect des valeurs. Leurs rires résonneront longtemps au sein de la brigade circulation, un service qu'elles affectionnaient pour son esprit de famille et sa solidarité sans faille. Tout notre corps de police est meurtri. Katy et Soraya étaient nos policières. Elles sont parties remplir leur mission dans les rues de Liège, confiantes et sereines, pleines d'entrain avec la fierté de servir. Mais elles ne sont jamais revenues"

"Nous avons perdu deux des nôtres, attaquées par derrière, exécutées lâchement, demain ne sera plus pareil", termine-t-il.