Belgique

A 17h30 ce mercredi, l'avocat Jean-Philippe Mayence était toujours sans aucune nouvelle de son client, Mogi Bayat. Contacté par La DH, il déplore d'ailleurs les conditions de l'arrestation du célèbre agent de joueurs. "Ils sont arrivés à l'aube chez lui. Ils étaient tous cagoulés et armés. Ils ont défoncé les portes et même posé une arme sur la tempe de l'épouse de mon client, le tout devant les enfants. C'est comme si on était là face à un dossier de terrorisme. Je comprends qu'on puisse intervenir tôt et en nombre pour une perquisition. Mais traiter les gens comme s'ils étaient des dangers pour la sécurité publique, ce n'était peut-être pas nécessaire", s'exclame Jean-Philippe Mayence. Pour défendre Mogi Bayat, il a demandé l'assistance de son confrère Maître Bauwens, avec qui l'avocat carolo avait défendu Bernard Wesphael.

"A cette heure-ci, nous sommes toujours sans nouvelles de notre client. Nous avons demandé à lui parler et cela nous a été refusé. On nous a répondu qu'il serait sans doute interrogé cette nuit ou demain. La prolongation du délai d'arrestation, de 24 h à 48 h, votée par les parlementaires, n'avait, me semble-t-il, pas pour objectif de laisser traîner les choses sans qu'un avocat puisse parler à son client. Nous sommes donc dans l'attente. On ne nous dit rien", regrette Jean-Philippe Mayence.

Et l'avocat d'ajouter qu'il s'interroge sur les reproches adressés à son client : "Mogi Bayat avait déjà fait l'objet d'un contrôle l'an dernier par l'Isi. Un contrôle qui avait mené à une perquisition d'ailleurs. Et le juge d'instruction nivellois qui l'avait interrogé sur ses comptes, l'avait laissé repartir sans aucune inculpation. Tous ses documents ont donc déjà fait l'objet de contrôles".