Belgique

Le personnel du centre fermé pour jeunes De Grubbe à Everberg est en grève vendredi pour protester contre un manque d'effectifs, tant au niveau des services administratifs que des fonctionnaires pénitentiaires. La semaine dernière déjà, les travailleurs du centre avaient fait grève. Depuis, des négociations avec des membres du cabinet du ministre de la Justice ont donné peu ou pas de résultats, selon les syndicats. Au début de la semaine, le personnel a dès lors décidé de ne plus travailler dorénavant le vendredi.

De Grubbe est un centre fermé bilingue qui peut accueillir 50 jeunes. Quelque 120 personnes y travaillent mais actuellement, il manque 8 fonctionnaires pénitentiaires, selon les syndicats. Ce chiffre passera à 30 lorsque le 1er avril le personnel et les jeunes francophones déménageront. Ila manque aussi 2 fonctionnaires administratifs. Le cabinet de la Justice a renforcé les effectifs avec un employé à durée déterminée qui restera 4 semaines et fin février, une autre personne arrivera à Everberg et pourra y rester jusqu'à la fin 2010. Mais c'est tout à fait insuffisant, selon les syndicats.

"Intenable" pour la police locale

La grève du personnel du centre fermé pour jeunes d'Everberg (Kortenberg) place la police locale devant une situation déraisonnable et intenable, ont fait savoir vendredi les bourgmestres d'Herent et de Kortenberg dans une lettre aux ministres de l'Intérieur, Annemie Turtelboom (Open Vld), et de la Justice, Stefaan De Clerck (CD&V). Les bourgmestres Willy Kuijpers (Herent) et Chris Taes (Kortenberg) font remarquer que la police locale se voit chargée de toutes une série de missions supplémentaires, telles que les transferts vers les juridictions de la jeunesse, la gestion des incidents et des agressions et le remplacement du personnel en cas de grève.

Cela met, selon eux, en péril une partie des missions de base de la police. En janvier, les agents locaux ont ainsi presté 229 heures supplémentaires, et après la première semaine de février, on en est déjà à 247. La grève du personnel du centre fermé est donc un peu comme la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Les deux bourgmestres ont souligné que l'implantation du centre fermé en 2002 s'est fait sans concertation préalable