Belgique Marc Coucke et Bart Maerten engagent des travailleurs pour La Petite Merveille à Durbuy.

La Petite Merveille à Durbuy engage. "Une dizaine" de jobs saisonniers (avril à octobre) sont proposés. "Cela peut déboucher sur des engagements", promet Marc Coucke. Les étudiants peuvent postuler pour les vacances scolaires.

Comme l’indique la responsable des ressources humaines, Aline Virzi et le site web de La Petite Merveille, sont recherchés des chauffeurs (qui peuvent faire les trajets kayaks Durbuy-Barvaux avec une remorque), des chauffeurs de bus, des moniteurs de sport (kayak, lasergame...), du personnel d’entretien, du personnel horeca...

Deux jobdays, les 18 mars et 1er avril prochains, permettront aux personnes intéressées de rencontrer les responsables et de se familiariser avec l’entreprise.

Le projet du milliardaire, qui investit massivement dans la ville de Durbuy, et de son associé, Bart Maerten, fait jaser. Beaucoup de personnes craignent qu’ils n’engagent pas des gens du coin et qu’ils fassent venir des personnes néérlandophones. Aux ressources humaines, on affirme engager "sur base des compétences."

"On entend des absurdités. On est victimes de rumeurs", regrette Bart Maerten. "Certains disent que les contrats à durée déterminée sont attribués aux francophones et que les contrats à durée indéterminée sont signés par des Flamands. C’est faux! La plupart des gens ici sont des personnes qui travaillaient dans les structures avant même que Marc Coucke n’investisse!"

Du côté de Marc Coucke, on souhaite aussi mettre un terme aux rumeurs qui soulèvent un vent de colère: "On engage des locaux. Sur les 35 derniers engagements, 34 sont des locaux" .

Bart Maerten poursuit: "On blâme souvent Marc Coucke. Il investit, c’est lui qui est visé. Mais c’est nous qui travaillons, moi et le personnel. C’est lourd d’entendre ces rumeurs. Les personnes qui travaillent à La Petite Merveille sont souvent jeunes et ultradynamiques. Les gens ont peur de le dire. C’est un beau projet, Marc est une personne magnifique avec un projet. Il inclut les gens de la région. On ne va pas laisser les jaloux nous descendre!"


"Coucke parle de Durbuy comme de son jouet"

La semaine dernière, Marc Coucke faisait le point sur l’état d’avancement du parc nature-aventure qu’il compte développer à Durbuy. Un projet titanesque pour lequel l’homme d’affaire flamand a déjà dépensé 100 millions d’euros et acquis plus de 350 hectares de terrains.

Les perspectives dégagées en termes de tourisme et d’économie sont à la mesure des craintes qu’inspire cette entreprise extravagante. "Durbuy n’est pas un parc", insiste Laurence Le Bussy, conseillère communale PS. "Or, la façon dont Marc Coucke en parle donne vraiment l’impression que c’est son jouet. On croirait entendre John Hammond dans Jurassic Park quand il dit ‘J’ai dépensé sans compter".

La conseillère socialiste salue l’opportunité économique, mais redoute la mise en place d’un circuit fermé." Il aura son hôtel, son restaurant, ses magasins. Alors oui, cela va ramener du monde. Mais les gens iront seulement chez lui. "

Mme Le Bussy déplore également l’absence d’un plan de mobilité.

"On a un plan de mobilité depuis des années, et nous y avons bien entendu intégré ces nouveaux investissements, répond le bourgmestre Philippe Bontemps.N’oublions pas que nous avons déjà connu des années où Durbuy Adventure et le Labyrinthe attiraient des centaines de milliers de personnes, sans que cela ait jamais créé de problèmes. On adaptera en fonction de la réalité du terrain, mais on ne peut pas anticiper sur base d’éléments qu’on ne connaît pas."