Belgique

On savait qu’une femme ne succéderait pas à Catherine De Bolle, la Commissaire générale de la police fédérale qui, au 1er mai, prendra la tête de l’agence européenne de coopération policière, Europol. Sept hommes étaient candidats. Ils ont été entendus par le jury de cinq personnes chargé d’effectuer un classement des candidats. Marc De Mesmaeker a été classé en numéro un. Il a, dit-on, dominé de la tête et des épaules.

Trois autres candidats ont aussi reçu une appréciation positive: Eric Snoeckx, directeur judiciaire de la PJF de Liège, Stanny De Vlieger, directeur judiciaire de la PJF d’Anvers et Saad Amrani, issu de la zone de police de Bruxelles-Ixelles qui était dans le staff de la Commissaire générale.

Marc De Mesmaeker n’est pas encore assuré de devenir le futur commissaire général. Mais, par le passé, ces deux prédécesseurs étaient aussi arrivé premiers à la sélection par le jury. M. De Mesmaeker doit recevoir l’aval du Conseil fédéral de la police et du Collège des procureurs généraux. Ce sera alors aux ministres de l’Intérieur et de la Justice de le proposer au roi pour un terme de cinq ans renouvelable.

Marc De Mesmaeker n’est pas à un policier avec une large expérience de terrain. Ancien gendarme, ce juriste de haut vol, qui a travaillé sur la réforme des polices a été membre du cabinet de Patrick Dewael quand il était ministère de l’intérieur dans les années 2000. Il dirigeait le SAT, qui est l’interface entre le cabinet de l’Intérieur et la police fédérale. Un poste stratégique donc, qu’a occupé avant lui Fernand Koekelberg qui, sera de 2007 à 2001, commissaire général de la police fédérale.