Belgique

Le ministre en charge de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt a indiqué mardi avoir sollicité un avis auprès de l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (ARES) quant à la nouvelle clé de répartition des quotas Inami entre les différentes universités de Fédération Wallonie-Bruxelles. Sa publication début mai a donné lieu ces dernières semaines à des tensions entre universités. Un ancien doyen de la faculté de médecine de l'ULB notamment avait estimé dans la presse que son université était lésée par la nouvelle clé de distribution des quotas Inami, ce qui avait directement suscité une réaction des universités de Mons et de Namur.

Interrogé mardi en commission du Parlement de la Fédération sur la polémique par les députés Olivier Maroy (MR) et Catherine Moureaux (PS), le ministre Marcourt a indiqué que cette nouvelle clé de répartition avait en réalité été négociée par les recteurs d'universités en personne.

"Les débats n'ont pas été simples mais nous sommes arrivés sur l'apparence d'un accord", a dit le ministre, relativisant son rôle dans cette discussion. "Je n'ai été que le notaire attentif du débat".

Pour éclairer quelque peu les députés, M. Marcourt a précisé que ces tensions étaient à mettre en lien avec des discussions toujours en cours, elles, concernant le volume d'étudiants présents en masters dans chacune des trois universités organisant ce deuxième cycle (UCL, ULg, ULB).

Celles-ci veulent en effet disposer des garanties suffisantes quant à leur niveau de population estudiantine en deuxième cycle, afin de pouvoir disposer du personnel d'encadrement pédagogique suffisant.

Selon M. Marcourt, ce sont ces craintes qui sont en réalité venues tendre le débat autour de la nouvelle clé de répartition des numéros Inami.

Il a ajouté avoir demandé un avis à l'ARES sur ce dossier. Celui-ci est attendu sous peu, a-t-il ajouté.