Marcourt : "Il n'y aura pas de réforme de l'enseignement supérieur à tout prix"

Entretien : Alice Dive et Laurent Gérard Publié le - Mis à jour le

Exclusif
Belgique

Le projet de réforme du paysage de l’enseignement supérieur du ministre Marcourt (PS) a de nouveau été abordé jeudi au gouvernement de la Communauté française, réuni à Liège. Mais il n’y a toujours pas d’accord entre partenaires de la majorité PS-Ecolo-CDH. Au point que certains imaginent que Jean-Claude Marcourt va finir par jeter l’éponge.

Allez-vous déclarer forfait ?

Non. L’immense majorité des acteurs soutient mon projet. Mais ce projet, on ne peut pas le prendre par morceaux. Il a sa cohérence globale. Il passera dans sa cohérence, ou il ne passera pas. Il est vrai qu’à un moment, j’ai dit : "Quel est mon intérêt personnel là-dedans ?". On ne gagne pas une voix en faisant cela. Mais on change un paradigme. On sort du XIXe siècle pour rentrer dans le XXIe. Certains restent braqués sur le XIXe.

Ceux qui défendent l’organisation de l’enseignement supérieur sur base confessionnelle ?

Ils ne défendent même pas ça. Ils ont peur et rendent dès lors les choses difficiles. Rien dans mon texte ne prive demain une université ou une Haute Ecole (HE) d’un droit qu’elle a aujourd’hui. Rien. Il y a par contre une véritable articulation. Demain, ce ne sera plus l’empirisme. Ce ne sera plus "j’ai envie". Il faudra démontrer des cohérences pour développer des projets. C’est cela la vraie révolution. Et en cela, on rompt avec l’idée "chacun dans son camp : les laïcs, les chrétiens." Arrêtons ! Les étudiants, les professeurs, le monde académique est sorti de cela. Mais il y a encore quelques résistances : 3 ou 4 HE à Bruxelles et l’UCL ont peur.

Retrouvez la suite de l'entretien dans votre Libre de ce vendredi.

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