Belgique L’événement du Jour de la Shoah a été cette année la présentation du témoignage de Maryla Michalowski.

Attendant sans doute le 75e anniversaire de la libération d’Auschwitz en 2020, la Belgique a peu marqué cette année la Journée internationale de la Shoah. Certes, à l’initiative du War Heritage Institute, le ministre de la Défense Steven Vandeput (N-VA) s’est rendu à Auschwitz-Birkenau avec une centaine d’élèves issus de diverses écoles secondaires. Certes encore, l’Association pour la mémoire de la Shoah organise ce samedi un rassemblement à Anvers mais le véritable événement a été la présentation à Bozar du documentaire transgénérationnel "Nana" consacré à Maryla Michalowski-Dyamant.

Activiste de la mémoire et de la tolérance

Il raconte l’histoire de trois femmes, de trois générations, à travers la Pologne, la Belgique et New York. Au nom de la mémoire et par piété filiale, Alice et Serena, respectivement fille et petite-fille de Maryla qui s’était installée au lendemain de la guerre en Belgique, y rapportent l’extraordinaire cheminement d’une survivante d’Auschwitz qui se doubla d’une activiste passionnée pour la mémoire et la tolérance. Aujourd’hui, Maryla n’est plus mais les négationnistes ne pourront jamais effacer son témoignage fort, parfois tragique mais toujours empreint d’un extraordinaire humour à partir de ce film où ses propos sont analysés par ses proches mais aussi par des personnalités de tous bords qui ont eu la chance de la rencontrer. Tant que sa santé le permit, Maryla Michalowski a accompagné les jeunes sur le terrain de l’horreur, toujours prête à témoigner dans les écoles. Une formidable leçon de vie qui connut sa part de chance mais la volonté de vivre et de vaincre le nazisme l’emporta toujours. Jusqu’au bout elle surmonta les épreuves.

Forcée malgré elle à devenir la traductrice de l’ange de la mort, le sinistre Dr Mengele, elle osa le défier au péril de sa vie.