Belgique

Plus l’échéance approche, plus les esprits s’échauffent. Le 1er janvier 2015, des milliers de personnes seront exclues du chômage, s’ils n’ont pas trouvé de boulot d’ici là. C’est la conséquence de la décision du gouvernement Di Rupo de limiter à trois ans maximum les allocations d’insertion (anciennement allocations d’attente), entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Les premiers exclus tomberont donc début 2015.

Depuis des mois, la FGTB a fait ses comptes. Selon elle, ce ne sont pas moins de 50 000 chômeurs (dont 32 000 en Wallonie) qui seront exclus dès le 1er janvier prochain et iront réclamer au CPAS le revenu d’intégration sociale. En colère et très inquiète, la FGTB wallonne a écrit à chaque commune wallonne pour la mettre en garde, annonçait Sud-Presse.

Des compensations aux CPAS

Interrogée à la Chambre mercredi, la ministre de l’Emploi a relativisé ces chiffres. "Le chiffre de 50 000 est faux, a-t-elle asséné. Selon les estimations de l’Onem, ce sont maximum 27 000 chômeurs qui seront exclus au 1er janvier 2015. Et sur ces 27 000, 20 000 font partie d’un ménage qui bénéficie d’autres revenus."

Sur la pression que ces exclusions engendreront sur les CPAS, Monica De Coninck (SP.A) veut aussi rassurer. "Il y aura des compensations pour les CPAS. La part du salaire minimum payé par les CPAS qui est remboursée par l’Etat sera augmentée. Et les possibilités d’accompagnement par les CPAS seront renforcées."

Pas sûr que ces derniers, et la FGTB, auront été rassurés.