Belgique

La confirmation par le Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, Theo Francken (N-VA), que Carles Puigdemont pouvait introduire une demande d'asile en Belgique, n'as pas eu d'impact sur la décision du ministre-président catalan démis de rallier notre pays, a indiqué son avocat Paul Bekaert mardi soir dans l'émission "De Afspraak" sur Canvas. 

"Cela n'a joué aucun rôle", a affirmé M. Bekaert. "Il suffisait pour Puigdemont de demander à son avocat à Barcelone où il pouvait demander l'asile. Je pense que Bruxelles allait de soi. S'il retourne en Espagne, Madrid le place derrière des barreaux et il ne peut plus rien faire. Maintenant il peut encore au moins parler librement, même si c'est depuis Bruxelles."

Bien que M. Puigdemont a remercié aujourd'hui ses "amis de la N-VA" durant son discours devant 200 bourgmestres catalans à Bozar, il n'a pas eu de contact formel avec le président du parti Bart De Wever. "Tous les contacts avec le monde extérieur passent par moi. Peut-être cela se passe de manière informelle, mais dans tous les cas je n'ai pas remarqué que des députés de la N-VA lui aient offert de l'aide".

"Nous n'avons pas besoin de l'aide de la Belgique politique", selon Bekaert. "C'est le juge décide de son sort. S'il décide de sa remise, aucun politique ne peut empêcher ça. La séparation des pouvoirs prime dans ce cas."

M. Bekaert ne pense pas qu'il y a des contacts directs entre la justice et le monde politique en Espagne. "Mais il y a bien des juges qui sont sur la même ligne que de nombreux politiques de droite. Ils partagent la même mentalité d'une Espagne indivisible."