Belgique

La décision de la société de transports en commun flamande De Lijn d'offrir une prime aux chauffeurs de bus qui "osent" rouler à Bruxelles fait polémique en Flandre. 

Pour les chauffeurs de la Stib et des Tec, aucune compensation financière n'est prévue, indiquent jeudi les porte-parole des deux entreprises. Alors que l'alerte terroriste a été relevée au maximum samedi dernier dans la capitale, "les chauffeurs qui ont assuré le service durant le week-end ont fait preuve de beaucoup de courage", admet la porte-parole de la Stib, Françoise Ledune. Ceux qui le souhaitent ont pu prendre congé, "une période de flottement dans de telles circonstances étant tout à fait compréhensible". Mais, en accord avec les syndicats, aucune prime ne sera versée à ceux qui travaillent, ajoute-t-elle. Et "depuis lundi, tous les chauffeurs ont pris leur service", insiste-t-elle.

Les lignes Tec qui passent par Bruxelles (Conforto, ligne W, ...) roulent à horaire normal, selon le porte-parole Stéphane Thiery. "Ce service aux voyageurs ne donne pas lieu à une prime spéciale ni à une récupération d'heure", précise-t-il.

De Lijn, de son côté, a décidé d'octroyer 50 euros de prime par jour à tous ses chauffeurs de bus qui roulent à Bruxelles aussi longtemps que l'alerte terroriste s'élèvera au niveau 4. Le ministre flamand de la Mobilité, Ben Weyts (N-VA), estime qu'il s'agit d'un "mauvais signal".

"Alors que nous appelons à reprendre le fil d'une vie normale et encourageons les parents à laisser leurs enfants prendre le bus jusqu'à l'école, nous donnons aux chauffeurs de ces mêmes bus une prime de risque. Je vais prendre contact avec le directeur général de De Lijn pour savoir dans quel contexte précis cette décision a été prise mais, en tout cas, je ne suis pas d'accord sur le principe", avait réagi mercredi M. Weyts.