Belgique

En raison notamment de l'ancienneté des faits, le procès de Francine Vereecken, 65 ans, la veuve de Michel Demaret, qui fut le bourgmestre de Bruxelles-Ville (PSC), et de six autres prévenus, a abouti mercredi à un jugement très modéré qui donne satisfaction à la plupart des membres de la défense - et pour cause !

L'élément le plus important est la reconnaissance, par la présidente du tribunal, Anne Carlier, de la culpabilité de Jozef De Poorter, 69 ans, l'ancien patron de la SA Monument Vandekerkhove (MVDK), qui avait conclu un pacte de corruption avec Michel Demaret, entre mai 1995 et avril 1998, pour un montant de 4,168 millions d'anciens francs belges, soit environ 103 000 euros. M. De Poorter bénéficie cependant de la suspension du prononcé de la condamnation.

Ulf Svensson, un autre chef d'entreprise, a de son côté bénéficié de la prescription des poursuites pour trois fausses factures destinées à occulter la remise d'environ 352 000 euros à l'ancien bourgmestre de la ville de Bruxelles.

Francine Vereecken a obtenu de nombreux acquittements; mais elle est reconnue coupable du blanchiment de quelque 350 000 euros. La présidente Carlier a aussi ordonné la suspension du prononcé de la condamnation pour cette prévenue. Enfin, sa fille et son beau-fils ont obtenu la prescription des poursuites pour la plupart des préventions et l'acquittement pour les autres.