Michelle Martin: le quartier du Monastère de Malonne en ébullition

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La calme rue du Monastère vit une intense agitation depuis la communication, mardi matin, de la décision du tribunal de l'application des peines de Mons autorisant la libération sous conditions de Michelle Martin. Parmi ces conditions figure notamment la nécessité d'un plan de reclassement pour lequel les avocats ont obtenu l'accord des soeurs Clarisses de Malonne.

Leur monastère, créé en 1903, compte une dizaine de soeurs qui vivent dans la pauvreté, la simplicité et la vie fraternelle. "Elles sont ouvertes sur le monde, la preuve avec l'accueil de Michelle Martin", commente un riverain. Les religieuses ont une maison d'accueil à l'arrière du monastère. Elles y ont treize chambres, un jardin, une bibliothèque, et elles s'occupent des personnes qui viennent séjourner seules ou en groupe pour une retraite. La communauté est composée de soeurs belges et françaises. "A sa création en 1903 par le monastère de Saint-Omer (Pas-de-Calais), il y avait des soeurs françaises. C'est pour cela qu'il y a encore quelques religieuses françaises aujourd'hui", a ajouté un voisin du monastère.

Sur place, les soeurs se refusent à tout autre commentaires que la communication diffusée par l'avocat de Michelle Martin. Quant aux habitants présents mardi matin, ils disent, pour la plupart, ne pas craindre la venue de Michelle Martin. "Le ressentiment par rapport à elle et son ex-mari existe toujours. Elle a été un monstre. Mais elle a été jugée, condamnée", commente ainsi l'un d'eux. "Moi, je m'en tiens à la décision de la justice. Apparemment, elle a fait un cheminement assez positif en prison. Quelque soit l'endroit où elle aurait été, ça aurait crée des tensions".

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