Belgique

Une enfant studieuse, sociable, intelligente et ouverte; une jeune fille un peu timide, au caractère trempé, travailleuse, polie, parfois mal dans sa peau; une femme soumise à son mari, victime de sa violence; c'est en ces termes que l'enquêteur qui a réalisé l'enquête de moralité a décrit Michelle Martin lundi devant la cour d'assises d'Arlon.

La vie de Michelle Martin a été très marquée par le décès de son papa. Tous deux se trouvaient dans la voiture quand un accident s'est produit, provoquant la mort du papa. Michelle Martin était alors âgée de 6 ans. Suite à cette disparition, Henriette, la maman, a basculé dans la dépression. Très autoritaire, elle a complètement étouffé sa fille.

La scolarité de Michelle Martin s'est cependant déroulée sans encombre. Studieuse, travailleuse, intelligente, bien qu'affectée par son statut d'orpheline, elle a mené à bien ses études primaires et secondaires. Elle n'a échoué qu'à une seule reprise, à l'école normale, et a obtenu son diplôme d'institutrice en 1981, à l'âge de 21 ans. Mais la jeune fille n'était pas prête à affronter la vie professionnelle, une vie d'adulte pour laquelle elle n'était pas préparée.

C'est cette année là aussi qu'elle a rencontré Marc Dutroux à la patinoire de Forest. Une rencontre qui l'a impressionnée. «C'était un garçon au contact facile», a-t-elle expliqué. Séduite par ce charmeur qui savait l'écouter, Michelle Martin a découvert la vie et la liberté. Pour elle, il s'agissait d'une «bouée de sauvetage par rapport à sa mère». «Il est devenu mon Dieu comme mon père l'était», a déclaré Michelle Martin.

Selon ses proches, Michelle Martin s'est alors accrochée au pied de Marc Dutroux, acceptant même son statut d'homme marié. Si elle se plaignait de sa violence, de son caractère excessif et imprévisible et de son intelligence pesante, elle n'a pas pu se résoudre à le quitter. Mieux encore, elle l'a épousé en prison en 1988.

«Si je l'avais quitté, il serait venu me rechercher. Et puis, c'était le père de mon enfant», a-t-elle expliqué dans des lettres à sa maman. Lors de son arrestation en 1996, ce sont également ses enfants que Michelle Martin a présentés comme «couverture». «J'ai honte. Je culpabilise pour les filles décédées. Mais j'ai été torturée physiquement et moralement. Je ne voulais pas perdre mes enfants qui sont et resteront le seul but de mon existence», avait-elle remarqué.

Pourtant, ce sont ces mêmes enfants qu'elle laisse drogués pour que son mari viole une Slovaque, a remarqué Me Fermon, le conseil de Laetitia. Michelle Martin a rappelé à l'audience qu'elle n'avait pas eu de relation intime avec quelqu'un d'autre que Marc Dutroux. «On essaye de faire croire que c'est une petite innocente qui n'a rien connu avant 22 ans. C'est tout à fait faux», a répliqué Marc Dutroux.





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