Belgique

Une équipe de chercheurs issus de plusieurs pays européens et dont faisait partie les scientifiques de l’Institut d’Immunologie médicale de l’Université Libre de Bruxelles a identifié un "ensemble complet" de marqueurs immunologiques dans le sang, ce qui pourrait être utilisé pour prédire si une greffe de rein chez un individu sera un succès à long terme ou si celle-ci va échouer, indique mercredi l’ULB dans un communiqué.

"Il est à espérer que la recherche permettra aux médecins d’être en mesure d’offrir des soins plus personnalisés aux patients d’une greffe de rein à l’avenir, par la modification en toute sécurité de la quantité de médicaments que les patients prennent tout en évitant le rejet de l’organe", explique l’Université bruxelloise.

L’équipe de chercheurs a étudié la tolérance de onze patients transplantés rénaux dans toute l’Europe qui avaient paru développer une tolérance de l’organe du donneur naturellement, ainsi que des patients transplantés stables qui prenaient des médicaments pour contrôler leur réponse immunitaire, des patients qui prenaient ces médicaments mais montraient des signes de rejet chronique, et un groupe de volontaires sains.

"Curieusement, quelques rares individus semblent développer une tolérance naturellement après une greffe. Ce n’est généralement révélé que de manière inattendue lorsque le rejet n’a pas lieu. Nous avons travaillé avec les unités rénales à travers l’Europe afin d’identifier ces patients et ensuite cherché à les impliquer dans nos recherches", a déclaré le Dr Maria Hernandez-Fuentes, auteur principal de l’étude.

Ces conclusions ont ensuite été validées par un "set de tests" des receveurs de greffes de rein recrutés aux Etats-Unis. (Belga)