Belgique

Les travailleurs du Laboratoire de police technique et scientifique (LPTS) de Bruxelles ont installé un piquet de grève jeudi devant l'entrée de la police judiciaire fédérale (PJF) de Bruxelles, rue Vandermeulen. Ils dénoncent le projet de nouvel horaire et le manque de dialogue avec les autorités. Les membres du LPTS ont entamé leur grève à 7h et y mettront fin vers 16h. Ils protestent contre la mise en place d'un nouvel horaire le 1er septembre prochain, qui accentuera la charge de travail et le manque de personnel. "Notre travail requiert actuellement 35 temps plein alors que nous n'atteignons pas 32", explique Alexandre Rolot, administrateur du syndicat policier Sypol. "Avec le nouvel horaire, 44 temps plein seront nécessaires, la surcharge de travail sera donc d'autant plus importante."

Les membres du laboratoire déplorent également des horaires "en mosaïque", qui ne permettront plus de connaître les jours de garde à l'avance. Cette nouvelle organisation pourrait pousser plusieurs travailleurs à partir, selon le Sypol. "Nous nous attendons à des démissions ou à des demandes de mobilité, dans d'autres services", précise Alexandre Rolot. "Pour travailler au LPTS, il faut 18 mois de formation, puis 6 mois pour obtenir le brevet laboratoire et 4 autres pour le brevet judiciaire. On ne remplace donc pas ses membres du jour au lendemain."

Avec cette action, le syndicat espère "ouvrir les yeux" aux autorités et à la hiérarchie, qui ne répondent pour le moment pas à ses inquiétudes.