Belgique

Charles Michel a pris officiellement la tête du MR lundi matin "avec un petit pincement au coeur". Dans une courte allocution il a rappelé que la campagne pour la présidence avait été l'occasion de réaffirmer certains engagements.

"Mais maintenant, nous devons nous tourner vers l'avenir. Je vais mettre les jours et les semaines à venir à profit pour développer les organes du parti et les réunir régulière", a-t-il ajouté. La passation de pouvoir s'est déroulée lundi matin à l'issue de la dernière réunion du Conseil général du MR présidée par Didier Reynders.

Celui-ci a brièvement rappelé que ses sept années à la tête du parti avait été marqué par quatre échéances électorales. "Il y a eu des moments de succès et d'autres moins heureux", a-t-il admis. "Je souhaite que l'ensemble des militants comme moi-même soient aux côtés du nouveau président pour les échéances à venir", a-t-il dit. Et d'insister sur le fait que les quatre années du mandat de Charles Michel seront marqués par "des enjeux majeurs pour le parti, pour le pays et pour l'Europe".

M. Michel a pour sa part rendu un hommage appuyé à son prédécesseur Didier Reynders et à son challenger lors de l'élection à la présidence, Daniel Bacquelaine.

Il a évoqué "tout ce qu'il a pu apprendre" au côté de Didier Reynders d'abord en tant que porte-parole du parti puis en tant que ministre. Et de souligner que M. Reynders est une "personnalité hors du commun avec un exceptionnel sens de l'Etat". Cette qualité s'est notamment manifestée lors de la crise financière où Didier Reynders a fait preuve "d'intelligence, d'une grande capacité de travail, de sang-froid, permettant à la Belgique de prendre des mesures dont la pertinence est reconnu sur le plan international", a-t-il ajouté.

M. Michel a aussi affirmé que tout le MR se mobilisera pour soutenir Didier Reynders dans la mission dont le roi l'a chargé dans la crise actuelle. Le nouveau président a aussi souligné qu'il en appelle à chacun et chacune pour "travailler sans relâche pour bâtir un mouvement politique qui remporte des succès".

"Cette passation de pouvoir se déroule le jour de la Saint Valentin. On peut y voir le signe qu'il pourrait s'agit du début d'une belle histoire d'amour", a-t-il dit.

Enfin, M. Michel a annoncé qu'il avait, conformément à ses déclarations antérieures, adressé au roi et au Premier ministre sa démission comme ministre de la Coopération au développement et proposé Olivier Chastel pour le remplacer.

M. Chastel était déjà secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. Sa promotion comme ministre après la démission de M. Michel a pour but de maintenir la parité linguistique au sein du Conseil des ministres.