Belgique

Les données GPS confirment que la louve suspectée d'avoir tué deux moutons à Meerhout, en Campine, est passée samedi à 4h00 du matin par le pré où se trouvaient les deux ruminants. Tout porte donc à croire qu'elle est l'auteur de l'attaque, rapporte mardi l'Institut flamand pour l'étude de la nature et des forêts (INBO). La louve sauvage Naya, originaire d'Allemagne, est équipée d'un émetteur GPS qui envoie un signal toutes les heures. Les données sont envoyées au chercheur allemand Norman Stier toutes les six heures.

D'après ces données, Naya se trouvait samedi à 4h00 à Meerhout, dans le pré où ont été tués deux moutons, a rapporté mardi le porte-parole de l'INBO.

La manière dont les moutons sont morts - avec une morsure dans le cou -, les blessures causées à un troisième ainsi que la précision avec laquelle l'assaillant s'est régalé de l'une des carcasses laissaient déjà penser qu'ils avaient été la proie d'un loup.

Une analyse ADN est en cours pour ôter tout doute à ce sujet. Les résultats seront connus d'ici quelques semaines.

L'ASBL flamande Landschap avait reçu de nombreux signalements ces derniers jours via son point de contact "Welkom Wolf". Les données GPS ont montré que Naya n'était pas passée à proximité des habitations de Tervant (Beringen, en province de Limbourg), contrairement à ce que certains ont cru.

"Six millions de Flamands cherchent le loup. Beaucoup de signalements sont aberrants", relève Landschap.