Belgique

Alors que les Belges les plus âgés identifient encore les "cantons rédimés" à la frontière allemande (les districts prussiens d’Eupen, Malmedy et Saint-Vith furent attribués au royaume d’Albert Ier après la Première Guerre mondiale), alors que les "cantons de l’Est" sont depuis la fédéralisation du pays un concept périmé, voilà que les germanophones se profilent sous un nouveau nom. Ne dites plus "Communauté germanophone" ou DG, pour " Deutschsprachige Gemeinschaft ", dans la troisième langue nationale. Dites " Ostbelgien ".

Car c’est bien la nouvelle marque de fabrique de l’autonomie germanophone, présentée en grande pompe le 15 mars par le ministre-Président Olivier Paasch (ProDG). A l’instar du nom "Fédération Wallonie-Bruxelles" choisi par la Communauté française, les autorités germanophones ont voulu donner un ancrage territorial à leur singularité institutionnelle. Elles en avaient un peu marre de constater qu’à l’étranger, l’utilisation de l’abréviation "DG" évoque davantage, parmi les jeunes notamment, une marque de mode à consonance italienne que la région germanophone. A une esperluette près.

Réalité géographique

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