Belgique

Depuis un an, la Ligne Ecoute Violences conjugales est accessible, gratuitement, 24h/24 et 7 jours sur 7, pour les personnes confrontées, à titre privé ou professionnel, directement ou indirectement, à des situations de violences entre partenaires.

Jusque-là, le 0800/30 030 était uniquement accessible, les jours ouvrables, de 9 à 19 heures. En dehors de ces permanences, ainsi que les week-ends et jours fériés, les personnes tombaient sur un répondeur renvoyant vers le site www.ecouteviolencesconjugales.be ou vers la police.

Résultat de cette accessibilité permanente  : le nombre d’appels pris en charge a augmenté de 80  %, passant de 2693 en 2016 à 4 862 en 2017.

Attention : ces chiffres ne signifient pas qu’il y ait une recrudescence de ce type de violences. D’année en année, les statistiques, fournies par la police, son stables, voire en légère diminution, indique le cabinet d’Alda Greoli, vice-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles. En 2016, 15 488 plaintes pour violence (physique, psychologique, sexuelle, économique) dans le couple ont été enregistrées en Wallonie et 3597 à Bruxelles. Même si on sait qu’il ne s’agit que de la pointe de l’iceberg. De nombreuses victimes se taisent.

Sollicitation accrue

Qui forme le 0800 30 030 ? Plus de neuf fois sur dix, c’est une femme, victime de violence conjugales. Viennent ensuite les professionnels du secteur et les proches. Une quarantaine d’hommes, auteurs, ont aussi formé le numéro vert.

Ces appels sont pris en charge par 400 volontaires de six centres de Télé Accueil (cinq en Wallonie et un à Bruxelles) qui se relaient pour assurer une écoute continue.

La sollicitation accrue de la Ligne Ecoute Violences conjugales se constate aussi pendant les heures de permanence qui étaient déjà assurées (+16  %).

La mise en place d’une écoute téléphonique gratuite accessible en continu s’inscrit dans la volonté politique de la Wallonie et de la Cocof de passer à la vitesse supérieure en matière de lutte contre les violences. C’est l’une des mesures phares du plan d’action national 2015 -2019 de lutte contre les violences basées sur le genre, pour lequel un rapport intermédiaire est en cours de réalisation au niveau fédéral avec les entités fédérées.