Belgique

Notre consœur de "La Dernière Heure" Sarah Rasujew est parvenue à entrer en contact, mardi, avec le conseil de Nordine Amrani, l’auteur de la tuerie de Liège. Me Jean-François Dister lui a confirmé que son client devait être entendu mardi par un enquêteur de la section mœurs (voir page 2).

Il devait répondre d’une scène qui se serait déroulée lors d’une soirée dans le courant du mois de novembre dernier. "Il avait rendez-vous à 13h30 dans un commissariat situé rue Gretry à Liège , indique Me Jean-François Dister. Il craignait d’être réincarcéré. Il m’a téléphoné deux fois lundi après-midi et ce mardi matin."

Condamné en 2008 à 58 mois de prison, Nordine Amrani, qui se trouvait en liberté conditionnelle depuis quelques mois, avait été acquitté de la prévention de détention de 9 500 pièces d’armes et d’une dizaine d’armes. Il disposait, en effet, des autorisations nécessaires pour détenir ce petit arsenal à domicile.

Son avocat explique qu’après l’acquittement, un accord avait été conclu avec le parquet général afin que Nordine Amrani récupère la contrevaleur des armes détenues par lui mais non les armes elles-mêmes car l’autorisation de les détenir lui avait été retirée en raison de la condamnation qu’il avait encourue pour avoir cultivé des plants de cannabis.

"Il était convenu que les armes soient transférées chez un armurier. J’ai dicté une lettre de rappel en ce sens ce lundi" , explique M e Dister. Lequel pense que son client craignait les suites du nouveau dossier de mœurs cette fois, dans lequel il se trouvait impliqué. A la "DH", M e Dister a expliqué : "J’ai demandé à mon client s’il voulait que je l’accompagne, mais ce qui l’inquiétait surtout, c’est d’être à nouveau incarcéré. A la demande de mon client, j’ai téléphoné au substitut et à l’enquêteur en charge du dossier. Il semblait que ce nouveau dossier n’était pas d’une gravité extrême mais M. Amrani pensait qu’on lui en voulait. Il m’a expliqué qu’il avait été entendu dans une enquête d’enlèvement. D’après mon client, c’était un coup monté et on voulait lui nuire. M. Amrani avait une dent contre la justice. Il pensait avoir été condamné à tort pour certains faits."