Belgique A l’école "l’Escalpade", à Limal, on essaie d’"ouvrir les possibles" pour les enfants avec un handicap physique. Reportage.

Je n’aime pas mon horaire : j’ai trop de français la même journée." Amandine, 14 ans, lève un instant les yeux de son smartphone, puis se remet à pianoter. Comme beaucoup d’ados, elle proteste, râle un peu, regrette d’avoir dû retourner sur les bancs de l’école, lundi. En raison d’un handicap physique, la petite blonde qui rêve, plus tard, "de dresser des chiens", fréquente l’Escalpade, à Limal, décrite comme une "école spéciale pour enfants exceptionnels".

Ici, c’est l’implantation pour les adolescents qui suivent l’enseignement secondaire spécialisé de type 4, adapté aux besoins de jeunes présentant une déficience physique - l’école primaire se trouve à Louvain-la-Neuve. Ils sont 75 élèves répartis dans des classes de maximum 8 enfants avec deux professeurs - ou un enseignant et une logopède. "C’est quasi de l’enseignement individualisé", explique Frédérique Verhulst, qui vient de reprendre la direction de l’Escalpade. L’encadrement est solide : 35 professeurs et une quinzaine de paramédicaux (trois kinés, six logopèdes, une infirmière, une psychologue, deux puéricultrices…) "C’est une équipe formidable, soudée et très engagée", se félicite la directrice.

Certains enfants sont incontinents, incapables de s’asseoir, de marcher, de manger tout seuls. Trois classes de l’Escalpade leur offrent un enseignement de forme 1: essentiellement un travail d’adaptation sociale, d’autonomisation et de communication, avec une attention au bien-être.